Théo Varlet

1878–1938

Mais alors, sous les pins sombres troués d’étoiles,
Enlacés aux plis d’un manteau,
Dans mes bras rudes de jadis tu blottiras,
Silencieusement, ô sœur immémoriale,
Le soleil de ta chair et le sel de ta peau.

Avec, autour de nous, l’air libre à l’infini
De la préhistorique nuit,
Tout l’air universel vaguement agité
Par nos deux cœurs, à l’unisson de nos poitrines,